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Dehors « Cartographier »

Dehors « Cartographier »

  • Date : 5 mai 2026
  • Lieu : Parc des Crêtets
  • Nombre d’élèves : 19
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : pluvieux
  • Temps de travail : env. une heure

Objectifs

Suite à la précédente sortie, l’objectif était de demander aux élèves de réutiliser la carte réalisée alors pour ré-explorer leur environnement grâce à celle-ci. L’idée était d’attribuer à chaque groupe un secteur qu’il n’avait pas décrit lui-même, puis de le lui faire parcourir sur la carte pour en envisager les éléments qu’il allait y rencontrer et enfin d’en trouver six autres à ajouter à la bonne place sur la carte.

Préliminaire

Malheureusement ou bien heureusement, la pluie s’en est mêlée. Dès notre déplacement vers le parc, il est devenu évident qu’il ne serait pas possible d’utiliser la carte sous la pluie, le choix du point central de la carte n’étant pas couvert (voir sortie précédente).

Nous avons donc modifié notre projet en nous arrêtant dans le parc précédant Gallet, celui des Crêtets où un couvert particulièrement intéressant s’est présenté : le grand kiosque des Crêtets.

En même temps, la précédente carte couvrant un autre lieu, celle-ci devenait obsolète. L’idée a été d’utiliser son dos pour reproduire de nouveaux secteurs et cartographier les alentours du kiosque.

Travaux pratiques

Le travail à réaliser a donc été le même qu’à la sortie précédente, excepté que le lieu était différent et surtout que nous sommes passés d’une carte de mots à une carte de symboles. En effet, nous avons demandé aux élèves de dessiner les alentours. Plus précisément de faire un dessin des éléments qu’ils rencontraient tous les dix pas en expliquant qu’il ne s’agissait pas d’être le plus précis possible, mais de permettre aux autres de comprendre leurs dessins. Le mot « symbole » a été brièvement expliqué.

Les explications données pour la précédente carte quant à ce que signifiait le centre de la carte, soit la position où elle se trouvait physiquement placée, n’ont pas été rappelées, pas plus que la signification des secteurs dont seule la direction a été mentionnée.

Résultats

Une grosse surprise est assez rapidement apparue : la position des élèves autour de la carte et la forme des secteurs en triangle dont le sommet pouvait facilement représenter un point de fuite éloigné, a mené certains élèves à inverser la suite logique des éléments découverts depuis les plus proches aux plus éloignés en plaçant les premiers au bord de la feuille et les plus loin proches du centre de la carte. Cette logique très pertinente de leur point de vue ne nous est pas apparue immédiatement et constitue pour nous la découverte du jour : le point de vue de l’observateur n’est pas évident. On pourrait presque y voir le rappel du célèbre problème posé par le point central des représentations cartographiques réalisées sur différents continents qui présente parfois l’Europe au centre, parfois la Chine, parfois l’Amérique, etc.

La carte finale présente donc sur certains secteurs une confusion ou des rature liées à ce problème dont nous avons parlé ensuite avec les élèves.

La seconde carte réalisée par les élèves :

La carte finale

Écrire uniquement avec des crayons verts n’a pas été facile.

Finalement

Dernier élément abordé, un peu malgré nous, face aux difficultés à comprendre certains dessins réalisés : la légende. Lors de la présentation par chaque groupe des élément reportés sur la carte sont apparues les difficultés des autres groupes à les comprendre. Nous avons donc abordé l’idée d’une légende de ceux-ci et demandé de tenter d’en réaliser une tout en sachant que cet élément étant complexe, il devait être repris par la suite en classe lors d’une cartographie de la cour d’école.

Il faut relever une intense participation de tous les élèves, sans exception. Il est assez remarquable que le mélange de découverte physique du voisinage du kiosque, d’un travail en groupe assez indépendant et de l’envie de se faire comprendre via les symboles et la légende, ait été aussi mobilisant.

Post-liminaire

Pour préparer la prochaine demi-matinée en classe sur la cartographie, de retour dans la cours d’école une petite dizaine de minutes avant la sonnerie, nous avons demandé aux élèves de parcourir celle-ci en silence dans le but de la ressentir pour s’en souvenir au mieux.

Dehors « Explorer »

Dehors « Explorer »

  • Date : 21 avril 2026
  • Lieu : Parc Gallet
  • Nombre d’élèves : 18
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : ensoleillé
  • Temps de travail : env. une heure

Objectifs

Découvrir son environnement n’est pas seulement le voir, puis le regarder. Le comprendre passe aussi par se le représenter. Quoi de mieux pour cela que des paroles, des dessins, des mots, voire des chiffres. Mettre ensemble tous ces éléments, c’est cartographier son voisinage.

Mais, cartographier s’apprend. C’est une opération spatiale autant qu’artistique. Pour sensibiliser les élèves à la cartographie, nous avons décidé de réaliser trois étapes menant à une cartographie d’un lieu connu, le parc Gallet. Ces trois étapes sont :

  • le recueil des données sur le terrain,
  • le report de celles-ci sur une carte et
  • la lecture de celle-ci.

Préliminaire

Pour aborder la notion de carte, dans un premier temps, nous avons repris une idée décrite dans l’ouvrage « L’école de la forêt » (Ulmer) où est décrite la réalisation d’une carte sectorielle. Celle-ci est découpée en autant de secteurs qu’il y a de groupes, soit pour neuf groupes de deux élèves, neuf secteurs de quarante degrés chacun.

Pour chaque groupe, il faut alors découvrir un secteur en le parcourant vers l’extérieur pour y trouver six éléments du paysage (trois par élève). Puis pour chaque élément découvert, le nommer, retenir son nom, revenir le positionner au mieux sur la carte et l’écrire explicitement.

Travaux pratiques

Le parcours du paysage devait donc se faire en ligne droite. De plus, nous avons demandé de découvrir un élément du paysage tous les dix pas pour forcer le déplacement.

Les élèves ont très bien joué le jeu, allant, comptant (mesurant), relevant et revenant remplir la carte dans leur secteur. Cependant, évidemment, il leur a été difficile de suivre une ligne droite, tant les obstacles étaient nombreux. Certains ont eu des difficultés à compter jusqu’à soixante, alors que d’autres étaient fiers d’avoir compris qu’il fallait retourner au point précédent pour ensuite ne compter que dix pas. Enfin, certains avaient les pas modestes, alors que d’autres sautaient comme des géants fiers d’aller le plus loin possible.

Résultats

La première carte de mots créée de toutes pièces par les élèves.

La carte finale

Écrire sur une souche d’arbre n’a pas été facile.

Finalement

Cette carte fut très intéressante à réaliser. Non seulement c’est une vraie carte et nous allons l’utiliser dans une seconde séance pour faire découvrir à chaque groupe ce que les autres ont trouvés, mais c’est une carte de signes particuliers : des mots. Pas faciles à trouver, pas facile à écrire et pas faciles à répartir sur la carte. Nous nous y attendions et allons revenir sur le problème de la position des éléments en fonction de la distance lors de la prochaine sortie. Mais, il s’agissait d’un préalable constituant une excellente introduction à la construction de carte, une introduction qui non seulement permettra d’apprendre à lire les cartes, mais sera le préalable à la construction de cartes faites de signes autres que les mots.

Dehors « Apprendre »

Dehors « Apprendre »

  • Date : 24 mars 2026
  • Lieu : Muzoo
  • Nombre d’élèves : 19
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : ensoleillé
  • Temps de travail : env. une heure

Objectifs

Sensation d’apprendre. Généralement le cadre des apprentissages est celui de la classe, un lieu clos et sécurisant, mais aussi fermé et peu naturel. On y a le sentiment d’apprendre, mais y a-t-on la sensation d’apprendre ? Apprendre est trop souvent aujourd’hui un acte qui écarte la sensation ou les sensations qui coexistent simultanément à l’acquisition de connaissances. Pourtant, si ces dernières sont au cœur des musées, par exemple, leur capacité à captiver va de pair avec les multiples sensations qu’ils offrent pendant leur visite : craquement des parquets, odeur des collections, éclairage des vitrines, etc.

Au sein du Muzoo, il s’agissait de réunir sensation et apprentissage, de permettre au élèves d’associer des connaissances à un environnement de leur choix, tout proche d’eux et qui engageait leurs sens.

Préliminaire

Ce fut la lecture du livre « Pourquoi les éléphants aiment-ils tant leur trompe » (Larousse).
S’agissant d’une histoire où le nez d’un éléphant devient une trompe parce qu’un crocodile l’allonge en tentant de s’emparer du pachyderme, on est au cœur d’une sensation physique liée à un apprentissage.

Non seulement on questionne la raison d’une trompe et, par là même, son évolution (pourquoi leur appendice nasal s’est-il développé), plutôt que le seul constat de sa présence, mais on lie cette question à une cause sensible et à des avantages évolutifs, tels le fait de pouvoir boire à l’aide d’une sorte de pompe ou de pouvoir atteindre les feuilles des arbres pour se nourrir.

Ce récit a aussi permis de présenter un animal à trompe courte : le tapir, plus proche des rhinocéros que des éléphants, mais ressemblant fortement au Moeritherium, ancêtre des éléphants.

Travaux pratiques

Pour souligner l’association entre l’acquisition de connaissances et la perception des sensations liées au lieu d’apprentissage, c’est une activité de mémorisation d’un poème qui a été choisie. En cette fin d’hiver et par un temps ensoleillé, il était aussi intéressant de choisir un poème lié à la saison du printemps.

Il a été demandé aux élèves de mémoriser ce poème en prenant le temps de choisir un lieu qui leur plaisait, peut-être un refuge, peut-être un banc ou un lieu ensoleillé, à l’exception des jeux présents aux alentours. Prendre le temps de choisir, mais aussi prendre le temps de mémoriser comme il leur plaisait ce poème.

Résultats

Rendre compte d’un apprentissage personnel, dans un environnement choisi par l’élève n’est pas chose facile. Plusieurs constats peuvent tout d’abord être faits :

  • Pour quelques personnes, choisir un lieu ne fut pas facile, en raison de la présence des autres, mais aussi parce que le calme de certains lieux n’était pas présent. Il faut dire que d’autres enfants que leurs camarades étaient présents dans le parc.
  • Une moitié des élèves a choisi un lieu très abrité, comme sous un banc, sous une table, à l’abri d’un arbuste ou réellement à l’écart des autres. Aucune consigne n’avait été donnée quant au choix du lieu. C’est intéressant de noter que dans le cadre de sorties en extérieur, beaucoup de lieux de ce type sont disponibles, contrairement aux cours d’écoles ou les lieux protégés au sein d’une grande quantité d’élèves ne sont pas monnaie courante.
  • Les surfaces choisies par les élèves ont été de nature très diverses : assis sur une table en pierre, dans la terre sous la table, sur un banc en bois, directement sur l’herbe, mais aussi un tapis d’aiguilles de conifères, du goudron ou le sol souple au pied des jeux.

Quant aux méthodes d’apprentissage et surtout à la liaison avec les sensations, il est très difficile de s’en rendre compte. En effet, non seulement les questionner à ce sujet mène systématiquement à la description de méthodes apprises, mais leur demander d’en parler et même s’approcher d’eux perturbe fortement leur travail. S’ils semblent alors très à l’écoute des questions qu’on leur pose, on sent cependant nettement qu’on les dérange.

Il faut remarquer dans ces courts extraits que l’idée de retourner la feuille est une technique adaptée à la classe. Plusieurs élèves l’ont utilisée de manière problématique, un ennuyeux « petit vent » la retournant sans cesse s’ils la déposaient à côté d’eux. Par contre, mémoriser en fermant les yeux, même si elle évite que la feuille ne s’envole, est une technique qui n’a pas été utilisée. Se rendre compte, par l’épreuve concrète des problèmes techniques soulevés par certaines techniques, que d’autres manières de mémoriser existent est un plus des sorties hors de la classe.

Mais, il faut aussi remarquer que l’« ennuyeux petit vent » n’a jamais, ni chez les élèves, ni chez les enseignants, fait technique. Ni d’ailleurs la fin de la première strophe du poème. Car, si « profiter du beau temps » nous a peut-être permis de mémoriser les trois premières lignes, personne n’a mentionné que l’« ennuyeux petit vent » pouvait permettre d’apprendre la quatrième. Encore eut-il fallu comprendre qu’une négation pouvait être utile. De la même manière, il semble que s’amuser et/ou s’ennuyer sur place n’ait pas fait sens.

Deux exemples d’élève récitant son poème sans le lire :

Finalement

S’il est difficile de dire dans quelle mesure les sens influencent la manière d’apprendre – les élèves étant soit formaté par les méthodes utilisées en classe comme retourner la feuille plutôt que de fermer les yeux, soit enclin à donner une réponse qu’ils savent être compatible avec ce que l’enseignant attend et à ne pas mentionner l’utilisation du cadre extérieur pour mémoriser – il est certain que les enseignants eux-même ont éprouvé des difficultés à changer de méthodes. En effet, si le contenu même du poème a bien été choisi pour être compatible avec une sortie printanière, ce n’est que pendant l’activité de mémorisation que les liens directs, pourtant évident, avec les éléments extérieurs (beau temps, petit vent, s’amuse gaiement et s’ennuie rarement) sont apparu comme pouvant faire méthode de mémorisation.

Enfin, on peut aussi retenir qu’à la proposition d’enregistrer chaque élève récitant le poème, aucun n’a eu de véritable crainte, même en étant dehors face à un public de quelques personnes extérieures à la classe. Mieux que cela, à la proposition de réciter le poème tous ensemble, tous ont répondu positivement.

Un « concert » de printemps :

Dehors « Observer »

Dehors « Observer »

  • Date : 10 mars 2026
  • Lieu : Potager du Lycée Blaise Cendrars
  • Nombre d’élèves : 18
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : couvert, pluie
  • Temps de travail : env. une heure
  • Numéro de la séance du document de référence :

Objectifs

Le travail d’un scientifique consiste à réfléchir, observer, réfléchir, observer, décrire, ordonner, organiser, chercher, décrire, réordonner, structurer, un peu comprendre, restructurer, …

Il s’agissait aujourd’hui d’observer, de réfléchir, d’observer et de décrire.

Préliminaire

Se trouver dans un jardin l’hiver est un préliminaire à sa description l’été. Les élèves devaient donc au préalable observer le jardin. Ce fut un moment d’investigations libres qui évidemment appelèrent beaucoup de questions.

Outre, l’absence de fleurs, c’est la présence d’autres plantes presque inconnues : « un buisson tout sec » et un autre tout vert sombre. L’idée de goûter pour déterminer leur vient pour le second. Ils demandent l’autorisation, goûtent et … trouvent : de la sauge. Les feuilles restent l’hiver ? Il existe de multiples types de sauges, annuelles ou rustiques. Ainsi tous les arbres ne perdent pas leurs feuilles.

Pour le premier, peut-être est-il mort ? Au lieu de goûter, sentez … leur dit-on. « De la lavande ». L’odeur persiste quelque peu. Cela peut-être vivant et comme mort …

Plusieurs demandent où sont les vers-de-terre. On répond, trouvez-en. « Il n’y en a pas ! ». « Pourtant, il pleut. » Pas de vers-de-terre l’hiver ? Se sont-ils cachés parce qu’il fait froid ?

Ensemble, on observe et on se questionne. Personne ne se demande pourquoi il n’y a pas d’insectes, mais les vers de terre … on observe et réfléchit, ou … le contraire.

Travaux pratiques

Pour observer et décrire, il faut choisir. On demande aux élèves de trouver deux petits objets de la nature qui sont différents et qui leur plaisent.

La recherche de vers-de-terre est infructueuse. La cueillette de sauge généralement adoptée. Comme l’herbe verte, pour laquelle il faut préciser que seuls les ruminants en mangent (ce qui est évidemment faux, mais bienvenu pour éviter que le groupe ne se transforme en moutons :-).

La pluie se fait alors plus intense. Assez pour que la suite ne soit plus possible qu’à l’abri. À proximité du lycée, nous nous réfugions dans une de ses salles où vont avoir lieu les étapes d’observations et de descriptions des deux objets recueillis (des sous-mains de dessin avaient été prévus pour rester sur le terrain ; mais la pluie était trop problématique).

La loupe

L’utilisation d’une loupe s’était déjà faite précédemment une fois où il fallut leur expliquer comment la placer entre un objet et leur œil pour voir de petits détails.

Ici, il s’agissait d’aller un peu plus loin en effectuant deux dessins d’observation : l’un avec une loupe, l’autre sans. Ce travail était à réaliser dans leur cahier d’observations avec un titre imposé (voir images) et une légende.

Ensemble autour de petites tables, chacun s’est mis au travail.

Résultats

Une grosse surprise nous attendait pendant le travail d’observations et de description : les difficultés liées à l’utilisation de la loupe. En effet le choix de réaliser deux dessins avec et sans loupe fut guidé par la volonté de leur faire prendre conscience de la différence d’observations permise par la loupe. Nous nous attendions à un dessin de détail et un autre d’ensemble.

La surprise a été de constater les difficultés à représenter les détails de l’image vus à travers la loupe. Non seulement l’image partielle vue à travers la loupe devait être de la même taille que celle vue à l’œil nu, mais le dessin devait impérativement à leurs yeux représenter l’ensemble de l’objet dont ils disposaient. Représenter un agrandissement devenait donc impossible. Après avoir vu une image agrandie, qu’il nous ont décrite, certains ont même posés la loupe sur l’objet pour le voir entier et le représenter ainsi. C’était comme si la loupe était un obstacle à l’idée de leur représentation, un obstacle à un dessin d’ensemble. Ce n’est qu’en insistant sur l’aspect de certaines surfaces poilues qu’ils concédèrent presque à représenter celles-ci non comme ils la voyaient dans la loupe, mais sur toute la surface de leur dessin d’ensemble. L’extrapolation fut alors une conséquence de leur volonté de représenter l’objet comme il le voyaient à l’œil nu.

Par contre, l’utilisation d’une légende pour préciser les détails de leurs dessins n’a fait aucun problème. Certes les mots manquaient et leur questionnement à propos de ceux qu’ils ne connaissaient pas fut grand, mais indiquer par des flèches la partie précise désignée pas le nom, était pour eux une évidence.

Finalement

La complexité des observations avec un loupe, complexité liée à l’instrument, nous a montré qu’il était nécessaire de revenir sur l’utilisation de cet instrument sur des cas très simples en indiquant l’intérêt d’une représentation lacunaire, parce que pas globale, mais agrandie des objets.

Dehors « La pression »

Dehors « La pression »

  • Date : 17 février 2026
  • Lieu : Muzoo
  • Nombre d’élèves : 19
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : couvert, froid et neige
  • Temps de travail : env. une heure
  • Numéro de la séance du document de référence :

Objectifs

Suite aux expériences ayant pour but de faire comprendre que c’est l’air qui ralentit la chute des corps, que celle-ci exerce une pression, il était intéressant de montrer qu’il est possible de l’utiliser. Par la même occasion, c’est aussi la loi de l’action-réaction qui pouvait être introduite.

Préliminaire

Une discussion, tous ensemble autour de la table, à propos de ce que l’air permettait de faire a permis aux élèves de se rendre compte par eux-mêmes de la diversité des objets utilisant la force de l’air : ventilateur, avions, hélicoptères, voiliers, …

Deux systèmes ne furent pourtant pas cités : les aspirateurs et les fusées. Les premiers parce que ces appareils aspirent l’air et les second parce qu’ils l’expulsent. Sans évoquer les premiers, nous avons tenté d’amener les seconds par la loi de l’action-réation. Comment deux personnes sur de la glace qui menace de se rompre peuvent-elle s’en sortir ? Si l’une pousse l’autre, que se passe-t-il ? Après bien des réponses, timidement quelqu’un tente : les deux partent. En amenant alors le fait qu’il s’agit de la réaction de l’action de pousser, tous comprennent que si « je te pousse, alors tu me pousses », malheureusement successivement et pas simultanément : si je te pousse et que tu ne réagis pas, tu me pousses quand même.

Avec une nouvelle tentative par l’exemple de la propulsion des fusées : la fusée pousse l’air et donc la fusée est poussée par celle-ci, on introduit la poussée de l’air par la fusée, plus que sa réaction. Pour les élèves (chez les petits de l’école primaire, comme chez les grands du lycée) c’est le moteur qui pousse la fusée et l’éjection des gaz ne sert qu’à bien faire fonctionner le moteur.

Travaux pratiques

C’est alors que l’expérimentation peut sensibiliser les élèves à l’action de l’air, dans un premier temps, puis à sa réaction dans un second temps. En effet, l’utilisation de ballons est ici tout-à-fait adéquate, car le flux d’air qui s’en échappe est clairement ressenti comme une force de propulsion. Plus même, si ce flux d’air change de direction, le ballon change aussi la sienne. Cela sans aucun moteur apparent.

Ainsi, l’expérience a porté sur l’utilisation d’embouts pour maintenir la direction de la poussée. Pour cela, nous avons mis à disposition des élèves différents embouts en plastique ou en métal, des pailles ou des tampons pour vis à béton et du scotch.

L’objectif était d’expérimenter pour maintenir la direction de la poussée et pour maîtriser la distance parcourue par le ballon.

Remarquez que ces objectifs sont à l’origine de la tuyère de Laval (https://fr.wikipedia.org/wiki/Tuy%C3%A8re_de_Laval) qui augmente la poussée par rétrécissement et la stabilise par évasement. Puis de se livrer à un petit exercice de propulsion vers une cible dessinée dans la neige.

Résultats

Les difficultés liées à la maîtrise du tir étaient réelles. Tous les élèves ont consciencieusement expérimenté, avec différents embouts, dans différentes conditions d’inclinaison et avec des ballons différemment gonflés. La notion de pression est ainsi devenue sensible et les directions de l’action et de la réaction ont été discutées entre eux.

Finalement

Alignés à quelques mètres d’une cible dessinée dans la neige, chacun à pu enfin montrer ce qu’il avait trouvé pour y parvenir. Les résultats ont été très divers, mais c’est plus l’expérimentation qui comptait et de se rendre compte d’une utilisation possible de l’air pour propulser un véhicule.

Dehors « L’air »

Dehors « L’air »

  • Date : 3 février 2026
  • Lieu : Muzoo
  • Nombre d’élèves : 18
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : couvert, froid et neige
  • Temps de travail : env. une heure
  • Numéro de la séance du document de référence :

Objectifs

Après la gravité et les problèmes liés à la compréhension du rôle de l’air dans la chute des corps, on se focalise sur le milieu dans lequel on évolue et plus particulièrement sur sa résistance.

Préliminaire

Des impératifs scolaires nécessitant un retour au collège quelques minutes avant l’heure, il n’y eut aucun préliminaire.

Mais il faut relever qu’un rappel des consignes de sécurité relativement aux boules de neige et aux voitures a dû être fait. Ainsi si, avant de travailler, se déplacer dehors peut nécessiter un temps plus important qu’en classe, il permet aussi une véritable sensibilisation aux règles de conduite en déplacement. D’autre part, le temps pris pour se déplacer est une période tampon entre le retour à l’école et le début du travail. Particulièrement l’après-midi, cette période est nécessaire pour pouvoir ensuite travailler correctement.

Travaux pratiques

À nouveau, l’expérimentation fut ensuite à l’honneur.

Deux notion ont été abordées : la pression et la force de l’air.

Pression de l’air

La pression est une notion complexe. Il s’agit de la force par unité de surface. Beaucoup la confondent avec la force. C’est le parti pris par la première expérience réalisée : placer un papier A5 contre sa poitrine et le faire tenir sans les mains et sans l’accrocher.

Force de l’air

L’idée était de ressentir la force de l’air en augmentant la surface. Deux expériences furent réalisées : avec un petit parachute et avec un grand.

L’idée était de les faire courir avec la surface d’un petit parachute parallèle, puis perpendiculaire, au flux d’air (obtenu par la course).

Puis, il s’agissait, avec un grand parachute de ressentir l’air qu’on pouvait y enfermer.

Enfin, on est revenu sur un objet précédemment utilisé. Il s’agissait de demander aux élèves de faire tenir en l’air une grande plume en soufflant dessus.

Résultats

Pression de l’air

Il ne fut pas évident de réaliser l’opération. La grande majorité des élèves pensa qu’il était nécessaire qu’il y ait du vent. Mais l’idée de créer son propre vent, c’est-à-dire de courir, non seulement ne vint pas immédiatement, mais la majorité pensèrent qu’il fallait courir très vite pour faire tenir la feuille et pour cela il se mirent à utiliser la gravité en courant le long d’une pente à proximité.

Dans leurs recherches pour que cela tienne le plus longtemps possible contre eux, aucun élève ne pensa à plier la feuille pour voir si la surface de celle-ci était importante (la surface du profil perpendiculaire au flux d’air entre dans le cœfficient de frottement de l’air avec la surface, pas celui de la feuille avec le vêtement sec).

Pourtant dans leur première expérimentation sur le poids, en constatant qu’une plume tombait moins rapidement qu’une boule de neige, tous avaient reconnu que la taille de la plume (donc sa surface) était importante. Il faut préciser que les plumes recueillies alors (voir la séance précédente dehors), étaient très petites et qu’on pouvait facilement supposer que plus grandes tomberaient moins vite.

Force de l’air

La première partie de l’expérience a été difficile à réaliser. En effet, si courir en tenant le parachute horizontal était facile, le tenir vertical (perpendiculaire au flux d’air) a été difficile pour les élèves.

Il aurait été préférable d’utiliser une banderole montée sur deux bambous, les poignées du parachute le contraignant à rester horizontal.

Aucun commentaire sur la dépendance de ce qu’il ressentaient avec la surface n’a donc été fait, ce qui est presque normal.

Avec le grand parachute, si la force à exercer était bien plus grande, elle était par contre répartie entre de plus nombreux élèves.

Sans l’utiliser réellement, la fin de l’expérience permit d’emprisonner l’air par une tentative de fermer le parachute, comme le montre la vidéo. Cette expérience pourrait permettre ensuite d’aborder Archimède en situant cet air dans un environnement plus froid. Le chauffer a été envisagé, mais le temps a manqué.

Enfin, si l’expérience du vol de la plume ne fut pas un véritable succès au yeux des élèves, elle a été à l’origine d’une découverte intéressante pour eux : pour faire tenir la plume, il faut souffler par dessous et vers le haut. Ce n’était pas évident.

Une fois de plus l’occasion était unique de constater physiquement que c’est l’air qui ralentit la chute et cela d’autant plus que les plumes choisies, totalement inadaptées à l’expérience, tombaient presque aussi vite qu’une boule de neige parce qu’en raison de leur nervure elle basculaient verticalement en diminuant considérablement la surface de frottement.

Mais pour susciter une telle constatation, il aurait fallu utiliser aussi des plumes de duvet, plus petites et qui « volent » bien mieux.

Finalement

Il faut reconnaître que le hasard de l’expérimentation est souvent heureux à celui qui sait l’analyser. En effet, le choix des élèves d’utiliser la pente pour augmenter la vitesse leur permettant de mieux faire tenir la feuille sur le poitrine, montre non seulement qu’il savent parfaitement que la vitesse intervient dans la force de frottement de l’air, mais aurait pu leur laisser comprendre que c’est l’air qui ralentit la chute de la plume et non sa masse. Ce qu’il n’ont pas fait, bloqués qu’ils étaient dans leur représentation aristotélicienne de la chute des corps. Cette conception s’apparente à un stade de Freinet que l’élève physicien à beaucoup de mal à dépasser, malgré l’expérience.

Pour le confirmer, le célèbre film du cosmonaute qui laisse tomber sur la Lune un marteau et une plume simultanément, a été passé aux élèves au lendemain de la sortie présentée ici. Il est inutile d’insister sur leur surprise. Certains ne voulaient croire que les deux objets tombaient simultanément, tant Aristote est là.

Dehors « La gravité »

Dehors « La gravité »

  • Date : 20 janvier 2026
  • Lieu : Muzoo
  • Nombre d’élèves : 19
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : couvert, froid et neige
  • Temps de travail : env. une heure
  • Numéro de la séance du document de référence :

Objectifs

S’interroger sur la gravité.

Les objets tombent. L’observation a été la première étape du questionnement. Tombent-ils tous de la même manière ? Quelles sont les différences ?

Préliminaire

Ce fut l’occasion de replacer le élèves dans un contexte totalement différent de celui de la sortie du jour. Replacer, car l’extrait lu, du livre de la cabane magique sur la Lune, était déjà connu de tous. Mais si les mouvements en faible pesanteur avaient été bien perçus, l’origine de la différence avec ceux réalisés sur Terre, n’était pas comprise. La lecture donna donc l’occasion de mimer sur Terre des mouvements sur la Lune, ce qui donna une amusante chorégraphie au ralenti, pour questionner les enfants sur la raison de ceux-ci. Les mots attraction et force apparurent alors, sans que leur liaison avec la Lune elle-même ne soit perçue.

Le préliminaire fut très intéressant, car questionner une image mentale acquise précédemment sans plus d’explications, et une étape de la démarche scientifique.

Travaux pratiques

L’expérimentation fut ensuite à l’honneur. Il s’agissait prévoir comment vont tomber des objets et de l’exprimer par écrit. Puis de tester comment ils tombent en réalité et d’en rendre compte. Deux objets avaient déjà été testés en classe : une gomme et une balle. Sur le chemin des tables, à l’intérieur du Muzoo, les élèves avaient pu trouver chacun une plume d’oiseau. Trois autres objets restaient à trouver pour leurs expérimentations.

Résultats

On peut voir ci-dessous quelques exemples de résultats.

Il faut relever que parfois il y a confusion entre ce qui va se passer pendant la chute et ce qui se passe au moment du contact au sol. Mais de manière générale, la différence entre les objets soumis à peu de frottements (gomme, neige, pierre, …) et les plumes ou les feuilles, est bien relevée. Il faut remarquer aussi que certains n’utilisent pas seulement des mots, mais font de petites phrases.

Finalement

Un discussion finale s’est faite ensuite au sujet du pourquoi ces objets tombent différemment. Très rapidement, le poids a été incriminé. Selon eux, la Terre tire plus sur les objets lourds. Relevez que c’est le cas, le poids étant lié à la quantité de matière, c’est à dire la masse (poids = masse · accélération= m·g). Mais la présence de l’air et de son frottement pour expliquer les différences de chute ne fut pas relevant pour eux. Par contre, comme on le verra dans le compte rendu de la prochaine sortie, l’air a une action sur le vol des plumes. On pourrait voir dans la présence et l’absence d’action dans ces deux cas, un embryon de théorie aristotélicienne : il est naturel que les corps tombent, mais il faut les forcer à s’élever. Le fait que la Terre doit forcer (exercer une force sur) les objets à accélérer vers le bas n’est pas compris. Mais, comme pour les élever une force est naturellement nécessaire, l’expression de force existe chez eux avec le sens aristotélicien de l’action.

Et ce sens bloque la compréhension du fait que le poids dépend de la masse de la Terre (via la constante gravitationnelle g). Repris par la suite, cet aspect, c’est-à-dire le fait que les corps tombent plus vite sur la Terre que sur la lune (on s’entend : on une accélération différente) en raison du fait que la Lune est plus petite que la Terre (en d’autres termes : à une masse plus petite) ne passe évidemment pas.

On verra à la prochaine sortie, portant précisément sur la présence d’air, que le changement newtonien de la compréhension de la chute freinée par l’air, a nécessité de voir le film de la chute d’une plume dans le vide lunaire …

Dehors « Un portrait »

Dehors « Un portrait »

  • Date : 6 janvier 2026
  • Lieu : Muzoo
  • Nombre d’élèves : 18
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : couvert, très froid, -7°C
  • Temps de travail : env. une demi-heure
  • Numéro de la séance du document de référence : –

Objectifs

Réaliser un portrait avec des mots et le mémoriser, c’est-à-dire réaliser une évocation.

Préliminaire

Dans le local ouvert sous le Muzoo, la fin de l’histoire du livre :

La route qui traverse la forêt

de Sophie Adriansen et Chevalier Gambette, a été lue (voir image de titre de l’article).

C’est une histoire sensibilisant au respect de l’environnement des animaux de la forêt qui s’est très bien intégrée à la sortie, puisque l’excitation liée à la présence de neige pouvait poser problème dans le Muzoo où se trouvaient beaucoup d’animaux dans les enclos (loutres, rennes, lamas, …). Le froid poussant les élèves à la dépense d’énergie, la règle de la lenteur de l’escargot inscrite sur la porte du Muzoo a pu être rappelée à l’occasion pour ne pas les déranger.

Travaux pratiques

Évocation

Le froid a conditionné l’exercice réalisé. En effet, il était exclu d’écrire cette évocation avec des crayons, tant il était intense. Cela a donc été l’occasion de rappeler que la mémoire est un outil qui peut être utilisé quand les conditions l’exigent. Il a donc été demandé aux élèves de se mettre par deux, face-à-face, et de construire dans leur tête une histoire permettant de décrire le camarade en face, celle-ci ayant pour but de mémoriser son portrait.

Deux exemples ont été donnés :

  • Elle aime les roses et en a fait la couleur de son bonnet et comme le froid est intense, elle a mis des gants.
  • Il a un chapeau rond qui prend son envol avec de grosses lunettes noires suspendues et une barbe grise.

Les élèves sont partis pour une dizaine de minutes en vis-à-vis et en silence, pendant lesquels on est passé prendre une photo d’eux. Ainsi, le lendemain, après avoir écrit son évocation de mémoire en classe, chaque élève a pu constater avec la photo de son camarade si celle-ci était bien adéquate.

Résultats

Voici quatre exemples de textes avec en vis-à-vis les élèves décrits.

Finalement

Le jour même de la sortie avait lieu la fête des rois, fêtée avec un thé chaud et plusieurs galettes. Quatre rois ont ainsi été sacrés.

Dehors « En équilibre »

Dehors « En équilibre »

  • Date : 9 décembre 2025
  • Lieu : Ancien acroland
  • Nombre d’élèves : 18
  • Niveau : quatrième Harmos
  • Temps : beau temps, chaud (env. 10°C), presque printanier
  • Temps de travail : env. une heure
  • Numéro de la séance du document de référence :

Objectifs

S’interroger sur l’équilibre d’un pendule. Découverte d’un centre d’équilibre, puis approche très intuitive de la notion de bras de levier par l’équilibre de deux masses différentes.

Une partie des points évoqués sur l’image ci-dessus n’a pas été réalisé. Mais les notions de position du point de gravité par rapport au sol et celle de position du centre de gravité d’un bateau, seront reprises dans un atelier où l’eau pourra être présente.

Préliminaire

Un petit rituel s’est établi avec quelques élèves qui consiste à faire du calcul mental pendant le déplacement vers la forêt avec une approche très intuitive des nombres négatifs.

Travaux pratiques

Position d’équilibre

Trouver une branche d’arbre la plus droite possible, assez solide, autant que possible dépourvue de branches latérales, ne fut pas un problème. En effet, la forêt mise à mal par une tempête, en regorgeait.

Ensuite, la recherche du point d’équilibre de la branche seule ne fut pas simple pour les élèves. Pas parce qu’ils ne comprenaient pas cette notion, non parce qu’ils ne pouvaient le situer, ce qu’ils firent très bien en posant la branche sur l’un de leur doigt, mais parce qu’ils devaient y accrocher le fil de suspension principal. Pour éviter d’avoir à faire des nœuds difficiles, ils avaient à leur disposition une ficelle au milieu de laquelle se trouvait un petit fil métallique rigide mais facilement pliable. En tordant ce lien, ils ont pu réaliser des boucles qu’ils pouvaient coulisser pour trouver le centre de gravité. Mais, celui-ci déterminé, bloquer le nœud à l’endroit précis de celui-ci a été difficile et il a fallu les aider.

Un groupe n’a pas immédiatement compris ce qu’il fallait faire et à bloqué sa branche sous des pierres pour qu’elle ne bouge pas, au lieu de la suspendre. En voyant les autres, ils ont spontanément repris leur travail et réalisé l’équilibre de la branche.

Éléments du mobile

Pour la suspension des éléments du mobile, un de chaque côté, il fallait trouver des objets de masse approximativement identique. La plus grande partie de leur travail fut consacrée à cet recherche. Mais, plutôt que de trouver deux objets de même masse, il procédèrent comme avec une balance : on accroche un élément de référence, puis on en trouve un autre qui contre-balance le premier.

De plus, à la difficulté d’envisager deux masses identiques, s’est ajoutée celle de les accrocher. Si par exemple, la première était faite d’un tas de mousses, le choix de la seconde sous forme de pierre en imposait une de trop petite dimension pour pouvoir l’accrocher. Rapidement, quelques groupes ont compris que le choix du bois pour ces deux éléments latéraux du mobile était très intéressant parce qu’ils pouvaient en casser une partie pour réaliser l’équilibre.

Résultats

L’évaluation du résultat était très simple : tenir le mobile par la ficelle centrale et s’il était en équilibre aller l’accrocher à une corde que nous avions tendue entre deux arbres.

Finalement

La présentation de tous les mobiles fut un grand moment. Un léger vent les faisait se balancer et chacun a pu constater que son travail présentait un aspect très esthétique.

En définitive, la recherche des éléments du mobile, celle du centre de gravité, des équilibres avec les éléments du mobile se sont faites avec une grande intensité parce que le but était clair : l’équilibre final sur la corde. À part la ficelle légèrement rigidifiée pour éviter les nœuds, aucun autre matériel n’a été nécessaire. Nous avons cependant eu de la chance avec le temps, car accrocher des éléments sur une branche avec les doigts dans un froid vif aurait été problématique.

Enfin, aucun élève n’a demandé un moment de pause. Leur concentration a été maximale du début à la fin et les premiers attendirent même que tout le monde ait fini pour improviser une petite descente à la course sur l’ancienne piste de ski (voir image en avant).