Dehors « Peindre, naturellement »
- Date : 21 mai 2026
- Lieu : Jardin du Bois-Noir
- Nombre d’élèves : 18
- Niveau : quatrième Harmos
- Temps : ensolleillé
- Temps de travail : env. une heure
Objectifs
Une manière de cartographier le voisinage et plus même de se représenter le paysage est de le peindre. Il est même possible de le découvrir à travers ses habitants, végétaux ou animaux. Plus encore de les utiliser pour en créer la représentation.
Il s’agissait donc de découvrir le jardin à travers ses couleurs, par l’utilisation de la capacité des ses éléments à laisser une trace non seulement dans la représentation imaginaire des élèves, non seulement dans leur représentation visuelle dessinée, mais aussi par le choix des couleurs. Choix qui fut, pendant la moitié de la période, exclusivement celui de pigments floraux ou terreux. La conservation de la trace par le dessin devait ainsi se faire à l’aide de la couleur même de la trace. Ainsi, une prairie devenait plus que verte, elle palissait de la difficulté à reporter son vert par frottement de l’herbe sur la feuille de dessin. Ainsi, une prairie n’était plus multicolore parce qu’y trouver du rouge n’était pas si facile et le reporter quasiment impossible.
Travaux pratiques
Deux feuilles A5 ont été distribuées aux élèves sur un carton à dessiner.

Pendant une grande première demi-heure, ce fut tout. Mission leur était donnée de « trouver des couleurs » pour peindre la prairie directement sur les feuilles.
Puis, des crayons de couleur furent mis à leur disposition uniquement pour « souligner les éléments » de leurs dessins.
Résultats
La recherche de pigments colorés fut un véritable jeu. C’était à qui avait trouvé telle couleur, à qui pourrait en fournir aux autres. La prairie n’était plus faite de fleurs, mais de couleurs : « j’ai du jaune », … « il est un peu pâle », … « frotte plus », … « comment on fait du brun », … « prend de la terre », « oh, j’ai trouvé une pelure de mandarine », … « de l’orange, donne », … « arg, cela fait du jus », … « qui a trouvé du rouge ? », …



Les dessins-peintures réalisés :

La prairie
Pigments naturels avec un contraste relevé par centrage des tons (gamma).
Finalement
On voit sur les œuvres réalisées que la variété des couleurs disponibles était importante. Si elle a permis d’illustrer un moment particulier passé au jardin avec les plantes, elle nous a aussi ouvert à la découverte de la couleur et plus particulièrement des ensembles de tons : bleu-violet-océan-azur, vert-jaune-rose, … qui sont caractéristiques de cette période. Par contraste, elle a aussi permis de constater l’absence de rouge. Les baies des bois n’étaient pas présentes en cette belle matinée de … printemps.
